24h OFF : relevez les yeux, Versailles est juste là !

LILIANA CARREIRA - 9 octobre 2026

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, zOOm Versailles vous lance un petit défi : passer 24 heures sans réseaux sociaux — et, pour les plus téméraires, sans écrans. Histoire de voir ce qui se passe quand on quitte un instant le virtuel pour revenir au réel. Pour vous aider à relever le challenge, on a déniché 10 activités sans écran à Versailles, l’occasion de redécouvrir la ville et de profiter de ce qui se passe juste sous nos yeux.

Soyons clairs : chez zOOm, on n’a rien contre les écrans. Ce serait même assez cocasse de vous expliquer le contraire… sur un site Internet.

Ils nous permettent de travailler, de garder le contact avec ceux qui vivent loin, de nous orienter, de réserver un billet de train, d’apprendre, de rire, de partager des photos et même de savoir, en trois secondes, où boire un bon matcha à Versailles — information absolument essentielle, vous en conviendrez.

Le problème n’est donc peut-être pas l’écran lui-même, mais la place qu’il a fini par prendre dans nos vies. Nos journées sont ponctuées de « dépêche-toi », de « j’ai pas le temps » et de « on verra plus tard ». Les amis qu’on aimerait retrouver, les livres qu’on voudrait lire, les choses qu’on rêve de faire… tout finit par être expédié sur cette fameuse île d’« Un jour ». Et pourtant, dès qu’une minute se libère, notre téléphone n’est jamais bien loin.

On attend le bus ? Téléphone. On déjeune seul ? Téléphone. Cinq minutes d’avance à un rendez-vous ? Téléphone. Même devant un film, il trouve encore le moyen de s’inviter.

À force de vouloir combler le moindre temps mort, le moindre interstices de nos journées, on finit parfois par ne plus en avoir du tout. Et surtout par oublier de regarder ce qui se passe juste sous nos yeux.

Jamais aussi connectés. Vraiment reliés ?

Le 10 octobre marque la Journée mondiale de la santé mentale. Pour son édition 2026, l’Organisation mondiale de la santé a choisi de mettre l’accent sur l’expérience vécue et sur la nécessité d’écouter réellement la parole des personnes concernées par les difficultés de santé mentale.

En France, les derniers chiffres donnent une idée de l’ampleur du sujet : en 2024, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont connu un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois, soit environ un adulte sur six. 6,3 % ont été concernés par un trouble anxieux généralisé. Santé publique France

Pas question, évidemment, de rendre nos téléphones responsables de notre santé mentale. Les causes sont multiples, complexes, profondément individuelles aussi. Mais notre façon d’occuper notre temps — et notre attention — mérite tout de même qu’on s’y attarde.

Car il y a un autre chiffre qui nous a fait lever un sourcil : selon les données Médiamétrie publiées par Havas Edition, les 35-49 ans passent en moyenne 3 h 25 par jour sur Internet, tous supports confondus.

Sortez les calculettes : cela représente près de 52 jours complets par an. Et, si l’on projetait ce rythme moyen sur quarante années, près de 5 ans et 9 mois de notre vie passés sur Internet.

Évidemment, tout ce temps n’est pas « perdu ». On y travaille, on y apprend, on y crée, on échange avec ceux qu’on aime et certains usages se superposent à d’autres activités. Mais posé comme ça, le chiffre donne tout de même envie de se demander : qu’est-ce qu’on aimerait aussi faire de ce temps ?

Alors zOOm vous lance un défi : 24h OFF

©Canva

Rassurez-vous, pas besoin de partir en retraite silencieuse dans le Larzac ni de troquer votre smartphone contre un Nokia 3310. Ce samedi 10 octobre, on vous propose simplement de tenter l’expérience : 24 heures sans réseaux sociaux.

Les plus téméraires pourront pousser le jeu un peu plus loin en laissant carrément leur téléphone de côté. Pas question pour autant de transformer cette journée en énième défi à réussir haut la main. Si vous avez besoin de votre GPS, d’appeler votre mère ou de vérifier l’heure du train, personne ne viendra contrôler.

L’idée est ailleurs : voir ce qui se passe quand on arrête, pendant quelques heures, de remplir chaque temps mort avec un écran. Peut-être qu’on s’ennuiera un peu. Qu’on lèvera le nez en marchant. Qu’un café pris à deux durera finalement trois heures. Qu’on ressortira ce livre abandonné sur la table de nuit ou qu’on aura simplement envie de ne rien faire — ce qui, reconnaissons-le, est presque devenu une activité subversive.

Et pour traverser ces 24 heures sans céder à l’appel du scroll, ça tombe plutôt bien : Versailles existe aussi hors connexion.

10 choses à faire à Versailles plutôt que scroller

1. Boire un matcha… sans le photographier

On connaît la chanson : notre matcha arrive, on admire sa jolie mousse, on cherche la bonne lumière et, dix photos plus tard, on réalise qu’on n’y a toujours pas goûté. Et si, cette fois, on profitait simplement du moment ? On choisit son adresse parmi les 10 spots à matcha dénichés par zOOm à Versailles, on s’installe confortablement, on laisse son téléphone au fond du sac et on prend le temps de savourer. Avec un ami, un bon bouquin ou simplement pour le plaisir de regarder la ville s’agiter derrière la vitrine. Le latte art ne finira peut-être pas en story, mais le moment n’en sera pas moins réussi.

2. Entrer dans une librairie sans savoir ce qu’on cherche

Pas de classement Amazon ni d’avis Goodreads. On pousse la porte, on flâne entre les rayons et, luxe suprême, on demande à un libraire : « Vous me conseillez quoi ? ». On aime particulièrement La Suite, cette bulle littéraire au cœur de Versailles. Les amateurs de bulles, eux, pourront faire un détour par Le Comptoir de la BD ? Et pour faire voyager les livres plutôt que les algorithmes, zOOm avait également recensé les boîtes à livres et initiatives de lecture versaillaises.

3. Remplacer les swipes par quelques cartes

Il fut un temps où l’on pouvait passer trois heures autour d’une table sans que personne ne regarde son téléphone. On y refaisait le monde, on négociait des alliances douteuses et on découvrait parfois que ses meilleurs amis étaient de très mauvais perdants. Bonne nouvelle, ce plaisir n’a pas disparu ! Direction Cool Beans, à Versailles, pour ressortir les jeux de société, s’essayer aux jeux de rôle ou participer à un atelier. Une adresse à retrouver dans notre sélection Que faire à Versailles quand il pleut ?. Et pour prolonger la visite, l’exposition « Optical Illusions » d’Art-now, annoncée jusqu’au 31 octobre, offre une autre occasion de faire travailler ses yeux… ailleurs que sur un écran.

4. Mettre les mains dans quelque chose de vrai

De la terre, de la peinture, des pinceaux… pourvu que les doigts servent à autre chose qu’à scroller. Chez Bav’Art Café ou Ceramicafé Geneviève, on choisit une céramique, une boisson et on peint au gré de son inspiration. Aucun filtre nécessaire, et le résultat n’a même pas besoin d’être instagrammable.
Peu importe ce que vous fabriquez et, surtout, peu importe le résultat. Les Ateliers de l’Ermitage nous avaient justement ouvert les portes de ce monde où l’on expérimente, crée et transmet : découvrez ce tiers-lieu créatif versaillais. Vous pouvez aussi rentrer chez vous, ouvrir ce fameux placard à loisirs créatifs et reprendre ce projet commencé il y a six mois. On sait qu’il est là.

5. Prendre l’air (et remettre son corps en mouvement)

Marcher le long du Grand Canal sans podcast dans les oreilles, enfourcher son vélo ou chausser ses baskets pour un petit footing : à Versailles, les occasions de bouger ne manquent pas. L’idée n’est pas de préparer un marathon, mais de retrouver le plaisir du mouvement, sans objectif à atteindre ni performance à mesurer. Les plus sportifs pourront piocher dans notre guide pour courir à Versailles. Le tout, sans compter ses pas ni surveiller sa montre connectée, sans musique ni podcast. Oui, oui : sans rien dans les oreilles. Juste les feuilles, les oiseaux, les conversations attrapées au passage, le bruit de ses propres pas — voire ses propres pensées. Concept vintage, mais étonnamment efficace. Si l’envie vous prend de prolonger la balade, piochez dans nos coins préférés pour prendre l’air et pique-niquer à Versailles.

6. Aller au marché… et parler aux gens

Demandez au maraîcher ce qu’il ferait avec ses courges. Échangez deux mots avec le fromager. Achetez un bouquet simplement parce qu’il est beau. Le marché Notre-Dame fait partie de ces endroits où l’on se souvient qu’une ville n’est pas seulement faite de rues et de bâtiments, mais aussi de ceux qui les font vivre. On vous avait d’ailleurs raconté pourquoi le marché Notre-Dame reste l’un des cœurs battants de Versailles. Et la rencontre peut se poursuivre jusque dans les champs, auprès de celles et ceux qui cultivent ce que nous mettons dans nos assiettes. À l’image des Filles de la Plaine, qui défendent une agriculture locale et de proximité. Acheter directement aux producteurs, c’est aussi mettre un visage sur ce qu’on mange, découvrir un savoir-faire et soutenir ceux qui font vivre notre territoire.

7. Se perdre. Volontairement

Pas de Google Maps aujourd’hui. Prenez une rue que vous ne connaissez pas et voyez où elle mène. Saint-Louis, les passages des Antiquaires, Montreuil, Porchefontaine… même lorsqu’on vit ici depuis longtemps, Versailles réserve encore quelques surprises. Vous pouvez aussi ressortir nos jeux de piste et balades ludiques pour redécouvrir Versailles. Pensez simplement à noter l’itinéraire avant de passer OFF — on ne va pas vous perdre non plus.

8. Retrouver quelqu’un. Pour de vrai

Vous savez, ce fameux « il faut vraiment qu’on se voie » envoyé tous les trois mois ? Aujourd’hui, on passe à l’acte. Appelez avant de couper votre téléphone, donnez-vous une heure et un endroit. Café, déjeuner, verre ou promenade, peu importe. L’essentiel est ailleurs : être là, vraiment là, sans téléphone posé entre vous sur la table. Notre article sur ce qu’une rencontre peut changer dans une vie prend ici une saveur toute particulière.
Et puisqu’on parle de rencontres, on glisse ici un coup de cœur pour le projet d’Amélie Garcin, créatrice d’Oser les rencontres authentiques. Elle a imaginé des cartes qui donnent un petit coup de pouce aux conversations : des questions pour dépasser le sempiternel « ça va ? », se découvrir autrement et, tout simplement, oser rencontrer l’autre. Bonne nouvelle pour les Versaillais : ses cartes reviendront au Capsule Market pour les fêtes de Noël, comme l’année dernière. D’ici là, elles sont disponibles sur sa boutique en ligne. Et gardez l’œil ouvert : un événement autour des rencontres In Real Life se prépare prochainement… Parce que finalement, se déconnecter ne consiste peut-être pas seulement à poser son téléphone. C’est aussi redevenir disponible à l’autre.

9. S’offrir un tête-à-tête avec l’art (sans passer par Instagram)

Et si, plutôt que de faire défiler des œuvres sur son téléphone, on allait les voir en vrai ? À Versailles, les occasions ne manquent pas de pousser la porte d’une exposition. Ce week-end, on peut découvrir Cremonini à l’Espace Richaud, faire un tour aux Rendez-vous de la création au Carré à la Farine ou chiner de belles pièces à la Fête des antiquaires. Du côté du Château, le Petit Trianon célèbre les vingt ans du film culte de Sofia Coppola avec l’exposition Marie-Antoinette de Sofia Coppola, entre costumes de cinéma, décors et coulisses du tournage. Et pour ceux qui aiment la culture autant que les bons plans, zOOm a également sélectionné 10 visites et activités culturelles gratuites à Versailles. Autant d’occasions de ralentir, d’aiguiser son regard et de redécouvrir les richesses culturelles que l’on a parfois juste sous les yeux.

10. Ne rien faire. Mais alors vraiment rien

C’est peut-être finalement la proposition la plus audacieuse de cette liste. S’asseoir sur un banc sans dégainer son téléphone. Boire un café sans lire les dernières actualités. Attendre quelqu’un sans chercher à meubler ces quelques minutes de solitude. Observer les passants, écouter les conversations qui se croisent, regarder les feuilles tomber ou simplement laisser son esprit vagabonder. Et tant pis si l’on s’ennuie un peu !

Car à force de vouloir optimiser nos journées, même nos moments de détente finissent par ressembler à des cases à cocher. Un podcast pour marcher, un livre pour patienter, une activité pour se ressourcer… Comme s’il fallait toujours faire quelque chose de son temps, le rentabiliser. Pourtant, ces 24 heures OFF ne sont pas une nouvelle occasion d’être productif, même sous couvert de bien-être. Il ne s’agit pas de remplacer une injonction par une autre, mais de retrouver le droit de ne rien faire. Et de laisser, pour une fois, un peu de place à l’imprévu, à l’ennui et à ces pensées qui surgissent quand on cesse enfin de s’occuper.

On peut aussi simplement retrouver quelques minutes vides.

24 heures plus tard…

Vous l’aurez compris : samedi 10 octobre, zOOm Versailles passe en mode 24h OFF. À vous de choisir jusqu’où vous avez envie d’aller : couper les réseaux sociaux, laisser le smartphone au fond du sac pendant quelques heures ou tenter une journée entière hors ligne.
Un minimum d’anticipation ne fera pas de mal : prévenez ceux qui doivent pouvoir vous joindre, notez votre itinéraire, donnez rendez-vous à quelqu’un avec une heure et un lieu précis — comme en 1998 — et ressortez éventuellement le réveil du placard.

Et puis, voyez ce qui se passe.

Peut-être rien d’extraordinaire. Vous aurez simplement marché un peu plus lentement, discuté plus longtemps, découvert une nouvelle adresse ou pris le temps de regarder autour de vous. Peut-être aurez-vous même trouvé le temps un peu long. Et alors ?

Thomas d’Ansembourg a cette formule que l’on ferait bien de garder en tête :
« Si l’on ajoute de plus en plus de choses à faire dans la vie, il y a, inévitablement, de moins en moins de vie dans les choses à faire. »

Voilà peut-être tout l’intérêt de ces 24 heures : ne pas chercher à les remplir à tout prix, mais laisser un peu plus de place à ce qui se passe vraiment.

Posez le téléphone. Relevez les yeux. Versailles est juste là.

Et qui sait ? Après 24 heures à la regarder vraiment, vous ne verrez peut-être plus tout à fait votre ville de la même façon.

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